Au
lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans une Europe
détruite, la tendance
générale est à l’oubli. On veut sortir du
carcan imposé par les dictatures
apparues quelques vingt années plus tôt et, pour ce faire,
redonner libre cours
à l’expression individuelle. En photographie, un mouvement
né en Allemagne va
ouvrir la voie sous le nom de Subjektive Fotografie, affirmant
l’importance d’un parti pris esthétique tant sur le
fond que sur la forme,
affirmant “le pouvoir créateur du photographe qui, seul,
transforme le sujet en
image”. C’est toute la jeune photographie européenne
en révolte qui s’engouffre
dans la brèche.
Mais
l’après-guerre italien est également marqué
par le néo-réalisme : des
films surtout, largement inspirés par la rue, la lente
reconstruction, les
difficultés rencontrées par les Italiens les plus pauvres
(Rossellini, de Sica,
Visconti parfois aussi).
Ces mouvements, ces deux
élans sous-tendent le travail de Mario Giacomelli, alliant
humanisme et
graphisme expressionniste.
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Dernière mise à jour : 14/11/05 |