| Les CONDITIONS MATERIELLES du COURS

Il s'agit donc de " sécurité passive " (en opposition à la
" sécurité active " qui, nous le verrons, concerne la formation de
l'élève).
Organisation matérielle /
Equipement
Il est précisé dans la
note de service, que "
les dispositions à prendre relèvent davantage d'un jugement raisonné que d'une
énumération de consignes ". Nous proposons cependant quelques incontournables :
- Dans le sac à dos du professeur :
- fiche horaire des départs
(voir exemple dans " la maîtrise du déroulement du cours " ) :
c'est une grille permettant de noter
individuellement le détail des horaires de départ, circuit, sens, etc
(voir
document en annexe). Lorsque vous serez confronté au retard d'un élève, vous
apprécierez de retrouver précisément son heure de départ, son circuit, et donc de
pouvoir le positionner approximativement. A l'inverse, un accident où il serait
démontré que vous n'avez pas établi ce document, vous placerait dans une position très
inconfortable ! (Pour ma part, je confie généralement le suivi de cette fiche à un
élève inapte physique temporaire) ;
signal sonore de
" rappel " (sifflet, klaxon, etc
) ;
" couverture
de survie " :
tous les adeptes de montagne l'ont
au fond du sac ! Son poids est de 100g. pour un coût de 50 F environ. Pourquoi s'en
priver ?
- bouteille d'eau
(en période chaude !) :
en cas de "coup de
chaleur", de déshydratation, il est utile d'avoir une réserve! Pour ma part, dés
le mois de mai, je place une grande bouteille d'eau minérale à demeure sous une souche,
à l'abri de la lumière. Cachée auprès de mon point de départ, c'est une réserve
discrète mais sûre (employée une seule fois pour ma part, mais ce jour là, cela nous a
sorti d'une situation sérieuse !).
Bien sûr ce n'est pas la réserve de boisson ! Il faudra sensibiliser les élèves à
prévoir de l'eau
;
- téléphone portable :
dans le cas favorable, où vous vous
situez en zone de réception, il ne faut pas hésiter à jouer cette carte de sécurité
supplémentaire ;
- trousse d'urgence
:
si l'on est éloigné de son
établissement.
- En possession de l'élève
:
- un sifflet :
sur le plan matériel, le sifflet
sera porté au cou, comme un pendentif. Plaqué sous le maillot, pour ne pas gêner, il
demeure cependant accessible à tout instant, sans risque de perte. Certaines critiques
sont formulées, concernant la portée limitée d'un sifflet !
En effet, en forêt profonde (à la période de pleine végétation) la densité du
feuillage estompe les sons, et limite la portée à environ 250 mètres.
Pourtant, nous recommandons son usage
sans restriction, car :
- nos pratiques ne se déroulent pas
uniquement en forêt, ni en période de végétation,
- la portée du sifflet dépasse celle de la voix !
- sur le plan énergétique, l'action de siffler est plus économique que celle de crier
(et il faut penser son usage pour un blessé potentiel),
- si la portée pratique (= 250 m) dépasse la distance entre l'élève et le professeur,
il faut comprendre que la zone d'évolution est un "maillage" en terme de
présence d'élèves. Or, chacun d'eux est un récepteur potentiel pour tout signal de
détresse,
- par ailleurs, sur le plan affectif, la possession du sifflet procure une confiance
réelle à l'élève, l'aidant à s'engager en autonomie dans l'activité,
- enfin, un des impondérables auquel nous demeurons
confrontés, est celui du risque d'agression. Là encore, si la présence du sifflet est
rassurante pour l'enfant, on peut ajouter que son usage strident est de nature à
intimider et dissuader un éventuel agresseur ;
- une montre :
au minimum, une par groupe, afin de
contrôler les limites du délai de retour ;
- avec mention des limites d'évolution,
- rappel écrit des consignes de sécurité et procédures de regroupement (voir document
dans la partie " maîtrise du déroulement du cours " ),
- échelle précisée (et notions de distances
intégrées par les élèves !) ;
- vêtements de protection
:
- anorak, coupe-vent, bonnet ou casquette selon la
saison, car l'éloignement des installations rend le groupe vulnérable aux intempéries !
- ces vêtements peuvent être déposés au point de
regroupement (Ê ) durant le parcours de l'élève, et ré endossés à l'issue. En effet,
les situations proposées génèrent fréquemment un peu d'attente compte tenu de la
volonté d'échelonnement.
Conduites de sécurité :
pas de cris inutiles... |
1 sifflet par élève :
alerter en cas de danger |
1 montre par élève :
limite temporelle |
Limites spatiales :
connues et reconnues ! |
Rappel écrit : dos de la
carte :
consignes de sécurité, n° tel urgence, place du prof... |
Procédures de regroupement :
connues et intégrées par chaque élève. |
Terrain (reconnu par le prof) :
autorisation du propriètaire et "ayant-droit" (O.N.F., ACCA...) |
- L'organisation des lieux
L'organisation matérielle des lieux doit, selon la note
de service, "offrir de bonnes conditions de réalisation des activités
enseignées". Une connaissance approfondie du secteur d'évolution est
nécessaire, afin d'effectuer les choix suivants :
choix de
la zone (et éléments rédhibitoires) :
on pourra se reporter au document
" Accompagnement des programmes de 6ème, 5ème, 4ème "
1997, dont les conseils concrets sont très bien ciblés. Sur le terrain, certaines
caractéristiques seront rédhibitoires :
- absence de limites identifiables, de point de regroupement central, de " mains
courantes ", etc
,
- ou au contraire, présence d'éléments à risques (tels que falaise ou à-pic, routes,
voie SNCF, cours d'eau dangereux, ruches, etc
),
- attention également aux lieux de " rendez-vous douteux " (assez fréquents
sur les parkings en forêt !). Inutile de réaliser une carte et de vous rendre compte de
ce problème à posteriori, comme cela m'est arrivé
,
- le bon sens doit prévaloir, et en cas d'hésitation, demandez vous, si vous accepteriez
que votre propre enfant se retrouve seul sur cette zone ?
doté d'une bonne visibilité : (point haut, " carrefour à étoile ", etc.)
car ce sera généralement l'emplacement du professeur,
accès aisé ( arrivée des secours, évacuation d'un élève,
),
central, au sein de la zone d'évolution : (éloignement des élèves et délai
d'intervention minimum du prof.) ;
précaution
de traçage :
conception des circuits :
- détermination de "lignes
d'arrêt". (adaptées au niveau des élèves, et au placement des balises),
- durée prévisible des circuits (ou des tâches à réaliser),
- difficultés adaptées au groupe d'élèves ;
limites
de zone précises, et reconnues par les élèves :
elles doivent être très
caractéristiques.
Attention cependant à éviter : route à grande circulation, bord de falaise, etc..,
qui généreraient des risques évidents.
La reconnaissance préalable du secteur d'évolution et des limites spatiales avec la
classe, est un impératif avec certains élèves. (en particulier, les 6ème et
tous les élèves de niveau I, mais aussi les classes "difficiles" et instables.
Dans ce dernier cas, il faut savoir que la dérive fréquente est de s'égarer
volontairement (" regroupements cigarette "
) puis de cumuler
tous les retards possibles pour le cours suivant !
En revanche, pour les niveaux II et III, on s'attachera fréquemment à privilégier le
travail sur terrain inconnu (en particulier pour l'évaluation de fin de cycle) ;
reconnaissance
(récente!) de cette zone :
elle peut s'effectuer en présence
des élèves, à condition de rester " classe entière ". Par
exemple : en leçon n°1, circuit en footing avec les élèves afin de les accoutumer
à la carte, de situer les éléments caractéristiques et de reconnaître les limites du
terrain autorisé.
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