E. P. S.

et

CITOYENNETE

 

Le concept de citoyenneté

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Le concept de citoyenneté, d’apprentissage de la vie démocratique est très présent dans le discours actuel sur l’éducation. " La citoyenneté est le grand mot de l’époque " selon Jean Pierre OBIN (IGEN – Conférence de ROUEN). L’éducation citoyenne à l’école correspond à un besoin sociétal fort. Les comportements, les attitudes, les façons de réagir se modifient. Les structures sociales souffrent d’une montée des incivilités, de l’émergence de violences diverses. L’école, dans ce contexte difficile, doit s’adapter à cette réalité pour rester ce rempart contre " la guerre civile ".

Tous les textes officiels récents ou moins récents aspirent à former un élève citoyen et éduqué aux valeurs de la démocratie. Les causes d’un tel retour à une éducation citoyenne des élèves confiés au système éducatif sont multiples. Il conviendrait sans doute de s’interroger sur les raisons qui amènent un nombre croissant d’élèves à la perte de repères qui fondaient l’école républicaine. Ceci ne constituera pas l’objet de cette contribution.

Néanmoins s’intéresser à une " éducation à la citoyenneté ", nous oblige à interroger divers champs :

  • le politique : car la massification de l’enseignement voulu par les dirigeants français depuis le milieu du XX ème siècle, dans le but de réduire les inégalités a transformé les caractéristiques des élèves fréquentant l’école ;
  • le social : car les difficultés rencontrées par certains des élèves dans leur vie familiale (chômage, précarité, revenus insuffisants,…) ont un retentissement certain sur leur comportement scolaire ;
  • le rapport au savoir : car il s’agit dorénavant de donner sens aux apprentissages proposés à des élèves très différents, de revisiter le statut de l’erreur et de la notation, de questionner les procédures d’orientation, etc…
  • le rapport au pouvoir : car on se rend bien compte que les structures mises en place dans l’école ne fonctionne pas toujours d’une manière satisfaisante (représentation des élèves dans les conseils de classe, vie associative, comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté, etc…) ;
  • le didactique et le pédagogique : car il est bien ici question de passer d’un mode transmissif des savoirs à une participation active de l’élève à ses apprentissages, de la soumission au respect et à la compréhension de l’autorité de l’enseignant (à la condition express que ce dernier n’ait pas des exigences vis à vis des élèves, qu’il ne s’applique pas à lui-même).

Le débat est vaste et ne peut ni ne doit faire l’économie de ces questionnements sans courir le risque d’être tronqué ou faussé.

Pourtant, l’objet de la contribution qui suit n’est pas d’alimenter cette réflexion mais de proposer quelques exemples de déclinaison construits par des collègues enseignants de l’Académie de Poitiers. Dès lors, notre ambition dans ce modeste apport au débat relève de deux principes :

  • le premier est de précaution. Il ne sera nulle question dans les productions qui constituent la suite de cette publication, d’aborder un champ théorique déjà très investi par différents auteurs. Certes, un parti est pris. Certes, nous disons ce que nous entendons par citoyenneté. Pour autant, nous n’avons pas voulu apporter une nième discussion sur ;
  • le second est d’opérationnalisation. Finalement, parler d’éducation à la citoyenneté est chose aisée. Chaque membre du système éducatif peut en revendiquer le droit. Cependant, dépasser la seule intention pour entrer dans le corpus des pratiques pédagogiques afin de les modifier dans le sens d’une éducation citoyenne est pour le coup malaisé. C’est pourtant le pari que nous avons voulu tenir.

Finalement, l’éducation à la citoyenneté ne s’appréhende pas seulement au travers du fonctionnement de structures mises en place les unes après l’échec des autres, mais également au cœur de la classe, au cœur des apprentissages des élèves. Il sera donc ici question d’associer cette éducation avec des acquisitions de contenus de programme et non de la réduire à un espace scolaire supplémentaire.

Michel HARMAND
IA-IPR d'EPS

 

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