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LANGUES VIVANTES ET TECHNOLOGIES
DE
L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

Les TIC connaissent un développement sans précédent et, leur champ d'application s'étendant pratiquement à tous les domaines, elles prennent une place croissante dans le monde éducatif au sein duquel les langues vivantes apparaissent comme des bénéficiaires potentiels privilégiés. Si les exemples d'utilisation effective restent encore modestes et parfois incertains, l'imaginaire collectif assigne à ces outils un avenir prometteur et des efforts
considérables sont d'ores et déjà engagés pour les promouvoir. Convaincus des retombées positives à en attendre et prenant appui sur leur connaissance du terrain, les corps d'inspection en charge des disciplines linguistiques souhaitent apporter leur contribution aux réflexions en cours.
I] Les langues vivantes sont particulièrement concernées par le développpement des TICE
L'enseignement des langues vivantes a beaucoup à gagner d'une utilisation maîtrisée des TIC. Notons tout d'abord que l'intérêt que leur porte notre discipline n'est pas à proprement parler nouveau. Depuis de nombreuses années, les apports des technologies permettant la confrontation des élèves à des documents authentiques, iconographiques, sonores ou audiovisuels, ont été mis à profit.
Magnétophones, magnétoscopes ou encore laboratoires de langues n'ont rien perdu de leur efficacité pédagogique même si le multimédia apporte une interactivité, des possibilités d'individualisation du travail et une souplesse accrues. Le mouvement présent s'inscrit dans une continuité qu'explique en grande partie la nature même de notre enseignement.
En effet, comme le précisent les Instructions Officielles, connaître une langue vivante étrangère c'est la comprendre sous ses formes écrite et orale, c'est également savoir l'utiliser comme moyen d'expression écrit et oral.
Dans cette perspective, l'utilisation alternative et complémentaire de supports écrits, sonores, visuels et audiovisuels s'impose tout naturellement. Les TIC offrent à cet égard des possibilités jusqu'alors inégalées et qui vont encore s'accroître. Au-delà des ressources pédagogiques qu'offre la messagerie électronique, les TIC permettent de simuler, et ainsi de préparer, le contact direct avec des
interlocuteurs étrangers ; elles permettent également d'élargir et de diversifier la gamme des supports utilisés facilitant ainsi la mise en oeuvre d'une pédagogie différenciée, envisageable aussi bien de manière synchronique que diachronique. Dans le premier cas, le professeur peut susciter simultanément des activités convergentes à partir de supports variés ; dans le second il propose successivement à l'ensemble du groupe des supports
différents, assurant entre autres la prise en compte de la pluralité des profils d'apprentissage. Sous réserve d'un usage pertinent, les bénéfices en sont multiples : meilleure réponse à l'hétérogénéité des publics, stimulation de l'intérêt et accroissement de la motivation, etc. ; les élèves en difficulté peuvent aussi , par de nouvelles entrées, trouver de nouvelles chances. Faut-il insister sur le fait que l'accès à ces diverses supports n'exclut en rien l'écrit, bien au contraire ! Faut-il souligner que
nombre d'éléments extra linguistiques véhiculés par ces documents contribuent à l'enrichissement culturel des élèves ? Les exigences d'authenticité et de variété se trouvent pleinement satisfaites.
On pourrait ajouter que les élèves, en contact fréquent avec ces outils hors de l'école, ne peuvent plus être ramenés à des situations d'apprentissage complètement décalées par rapport au monde dans lequel ils vivent. Comme toutes les disciplines, les langues vivantes contribuent aux missions du système éducatif comme par exemple l'éducation à l'image et la maîtrise de l'environnement technologique. Mais pour former de futurs citoyens, l'enjeu est moins l'accès aux informations de toutes sortes que l'apprentissage
de la construction de savoirs à partir de sources multiples de données.
Il convient en effet de se garder de toute approche purement quantitative qui ferait croire par exemple que plus il y a d'ordinateurs dans une classe plus l'enseignement y est efficace, de récuser l'idée selon laquelle la fulgurance des avancées technologiques enlève toute pertinence pédagogique à ce qui a précédé et d'éviter l'illusion que toute activité est formatrice dès lors
qu'elle s'appuie sur des techniques modernes. Au total, plus les outils sont divers et performants , plus le rôle du professeur est déterminant. La notion de «valeur ajoutée» prend ici tout son sens.
Au sein de notre institution, au niveau où nous nous plaçons, et s'agissant de documents ou d'outils utilisés à des fins d'apprentissage, les seules interrogations portent sur les objectifs particuliers qu'ils permettent d'atteindre, sur l'adéquation au public visé, à ses besoins et à ses possibilités spécifiques, et enfin sur les moments les plus pertinents de leur intervention.

II] Apprentissage autonome ou enseignement collectif?
Le multimédia et Internet évoquent le plus souvent l'image exclusive d'un élève seul face à son écran. D'où certaines ambiguïtés concernant le type d'apprentissage et le rôle du maître. C'est ainsi que l'on cite parfois en exemple le cas d'adultes éduqués et motivés qui, par goût de l'étude ou en raison de contraintes professionnelles fortes, parviennent seuls à maîtriser une langue étrangère dans des délais relativement
brefs,en ayant recours aux TIC. Il convient d'être clair à cet égard. L'enseignement scolaire est de nature totalement différente, ne serait-ce qu'en raison des effectifs - il s'agit d'un enseignement de masse - ou du degré de motivation des élèves. Le professeur n'est plus le seul détenteur du savoir et l'unique référence linguistique mais son rôle n'en reste pas moins primordial. Il doit tirer les conséquences de cette nouvelle situation
pédagogique. Les professeurs dans leur ensemble n'y parviendront cependant que si une formation leur est offerte dont le contenu doit porter en priorité non sur les aspects techniques ou la découverte des outils mais sur les questions posées par l'intégration de ces outils dans l'ensemble du dispositif d'enseignement des langues vivantes. A cet égard, le nombre croissant d'actions de formation initiale ou continue qui abordent ces aspects incitent à l'optimisme.
Que les nouveaux outils facilitent une certaine individualisation de l'apprentissage nul ne le conteste et nous nous en réjouissons. Penser que l'on peut abandonner l'élève à lui même relève du contresens. Au contraire, la notion de projet pédagogique élaboré par le professeur et la rigueur dans la démarche sont d'autant plus indispensables que les possibilités d'utilisation de l'outil sont multiples.
En se référant aux pratiques actuelles et aux exigences de l'institution, il est possible de fixer un cadre général à l'utilisation des TIC.
Tout d'abord, il apparaît légitime d'affirmer avec force que l'utilisation des TIC en des lieux équipés par la collectivité ne saurait être abandonnée en priorité à la seule initiative des élèves, à des moments que ceux-ci détermineraient librement (et que beaucoup ne trouveraient pas) et selon une périodicité qu'ils fixeraient eux-mêmes. Toute conception de ce type, que l'on peut qualifier de périphérique ou d'ancillaire, serait rapidement perçue comme un alibi dont le coût, à juste titre, nous serait reproché.
Il nous faut au contraire explorer avec humilité et réalisme les possibilités qu'offrent les TIC et s'efforcer d'en tirer le meilleur parti pour atteindre les objectifs que l'institution nous assigne. Dans cette perspective, pour la commodité de l'exposé, on peut distinguer deux grands champs d'application, eux-mêmes subdivisables endeux catégories. Le premier, au sens de
prioritaire, correspond aux activités organisées dans le cadre de l'horaire d'enseignement. On y trouve d'une part le travail collectif mené sous la conduite du professeur, d'autre part des tâches individualisées. Il peut s'agir par exemple d'assurer l'appropriation des données d'un document quel qu'il soit, en préalable à son exploitation. Notons que l'outil que l'on utilisera pourra, selon les moyens dont on dispose, être commun à l'ensemble du groupe, à deux ou trois élèves ou à un seul. Le second champ
d'application recouvre les utilisations hors temps d'enseignement. Il s'agit donc d'abord de tout ce que l'on peut ranger sous l'appellation traditionnelle de travail personnel qui peut ou non être individualisé. Il y a ensuite tout ce qui relève de l'initiative, de l'appétit et du goût de chacun que nous devons encourager mais qui nous échappe en grande partie. Il est clair que le professeur exerce pleinement sa responsabilité dans les trois premières situations ainsi définies.
En effet, le rôle des technologies de l'information et de la communication dans les collèges et lycées n'est pas de mettre en oeuvre une autonomie supposée des élèves mais de favoriser l'apprentissage de cette autonomie.

III] Quelles utilisations ?
Dans un domaine en plein développement, il serait présomptueux de vouloir dresser un inventaire détaillé des pratiques. D'une part, rien ne garantit que les observations faites à ce jour couvrent l'ensemble des expériences en cours, d'autre part de nouvelles évolutions, dont il est bien difficile de prévoir la nature, se produiront inévitablement et rien n'autorise à prendre le risque de figer l'avenir. Aussi parait-il raisonnable de se limiter à quelques orientations proposées à titre
indicatif.
Le professeur représente l'élément moteur du dispositif. Sans lui, rien de déterminant ne peut se faire. Les TIC lui permettent, quel que soit le lieu où il exerce, de rester en contact étroit avec le ou les pays dont il enseigne la langue. Par le truchement des chaînes de télévision étrangères, des cédéroms ou encore d'Internet il peut non seulement maintenir mais enrichir
et diversifier sa formation linguistique et culturelle initiale. L'utilisation de ces outils pour des besoins personnels assure un minimum de maîtrise de leur maniement sans lequel aucune exploitation avec des élèves n'est envisageable. Dans le même temps, s'ouvre à lui une source de supports d'enseignement extrêmement riche même si les problèmes de droits en limitent encore le volume exploitable. Il n'est pas douteux enfin que le recours à ces supports nouveaux favorise le travail en équipe. Le caractère
collectif de la démarche et la mutualisation des acquis seront d'autant plus marqués que des possibilitésd'accès et de consultation seront organisées dans l'établissement.
Pour le travail avec la classe entière, le recours à des documents audio et vidéo a déjà largement ouvert la voie. Ceux-ci peuvent servir d'amorce, d'illustration ponctuelle, ou au contraire constituer l'objet même de l'étude. Conçus comme tremplins ou points d'aboutissement, supports d'apprentissage ou d'évaluation, très polyvalents, ils sont utilisés pour l'entraînement à la compréhension de l'oral, à l'expression orale ou écrite, ou encore pour fournir des informations ponctuelles sur le pays ou le thème
abordé. Sur Internet par exemple la recherche de documentation peut se faire :
-
en amont, par une petite équipe qui va présenter son travail à la classe pour introduire la séquence (recherche à domicile ou au CDI en suivant des pistes données), ou par tous les élèves en échange épistolaire de demande d'information.
-
en accompagnement du travail mené en classe : un document central sert de pivot à toute la classe, et des éclairages périphériques sont
confiés à des groupes. Six élèves peuvent travailler en autonomie en salle informatique selon la formule apparemment la plus utilisée par nos collègues américains : la chasse au trésor sur des adresses préparées. Un autre groupe planche sur des documents iconiques
ou autres avec l'assistant(e), un troisième groupe est, par exemple, au laboratoire de langues avec le professeur pour explorer des documents oraux. Cette approche réellement multimédia converge avec la
mise en commun des pièces du dossier. Les internautes auront rédigé des notes de synthèse et les auront
portées au professeur qui les photocopie ; elles seront distribuées à toute la classe et présentées oralement par le groupe concerné. Idem pour les autres.
-
en aval dans une phase d'approfondissement ou d'exploitation : il peut s'agir de développements (documents complémentaires), d'ouverture vers des sujets collatéraux, d'expression : le thème et son lexique étant maîtrisés,le moment est venu de s'en servir à des fins de communication réelle. On peut alors rejoindre un forum de discussion et échanger avec d'autres élèves ailleurs dans le monde, ou
leur envoyer une production élaborée par courrier électronique.
Dans de telles perspectives les nouveaux outils apportent souplesse et variété qu'il s'agisse de multimédia, alimentés par cédéroms ou Internet - après captage de sites pertinents ou plus rarement en direct - , accessibles collectivement par le biais d'un vidéo projecteur, d'une tablette de rétroprojection ou installés
en batterie dansune salle spécifique . Pour les travaux de groupe, ils favorisent la pratique d'une pédagogie différenciée visant à réduire l'hétérogénéité, à encourager l'autonomie. Au total, ils contribuent à diversifier supports et activités, en classe et en dehors de la classe.
Il n'en reste pas moins que les perspectives les plus prometteuses sont ouvertes par les expériences qui, dans le cadre d'un projet structuré, combinent travail individuel, en petit groupe et en classe entière, et conjuguent des technologies différentes et complémentaires. Voici un exemple, développé à partir d'observations sur le terrain. Une
classe de seconde reçoit comme objectif de réfléchir au "lycée idéal". Pour ce faire, une classe similaire, dans le pays dont on étudie la langue est contactée pour conduire la même expérience en parallèle. Le travail initial, en classe entière, prend appui sur des documents divers, écrits, iconographiques, audio, vidéo,ou multimédia (logiciels adaptés, cédéroms ou Internet) et permet aux élèves de prendre conscience que leurs homologues étrangers ne poursuivent pas
leurs études dans les mêmes conditions qu'eux. Ces activités,conduites en commun, permettent également de mettre en place un minimum de moyens d'expression (lexique,structures). A ce stade, commence un travail en petits groupes spécialisés sur tel ou tel aspect du problème : les locaux, l'organisation de la journée, de la semaine, de l'année, les contenus, les méthodes, le travail personnel, les examens etc. Les matériaux nécessaires peuvent être trouvés de diverses manières : ressources documentaires habituelles
(papier ou vidéo), Internet, correspondance par messagerie électronique ou encore visio-communication avec les élèves du lycée étranger partenaire. Cette phase de récolte de l'information et de mises au point factuelles et linguistiques conduit à des échanges motivés qui peuvent prendre des formes multiples : orale, écrite, dans le cadre de la classe ou en liaison avec
la classe étrangère. La phase finale débouche sur une synthèse écrite et/ou orale confrontée, par messagerie électronique ou visio-communication, à celle des élèves étrangers. Au total, l'intégration d'outils multiples dans le cadre d'un projet stimulant et formateur conduit à une meilleure connaissance du système éducatif étranger et par là même à une meilleure appréhension de celui de l'élève, et donne lieu à un entraînement linguistique en véritable situation de communication.
La caractéristique d'un tel projet est sa souplesse. Le " tout ou rien " est écarté. Chacun en fonction des outils dont il dispose et de son degré de familiarisation avec ceux-ci choisira sa voie et dosera les moyens mobilisés.
Si l'on veut progressivement développer les utilisations efficaces des TIC, c'est probablement dans cette voie qu'il faut s'engager.

IV - Espaces et outils.
L'apprentissage des langues vivantes passe par l'acquisition progressive de savoir-faire. Le public ne s'y trompe pas qui attend des élèves qu'ils soient capables de comprendre, parler, lire et écrire la langue étudiée.
Tels sont les objectifs que se donne l'institution. Or ces objectifs ne peuvent être atteints que dans la mesure où les élèves ont la possibilité de pratiquer abondamment et activement la langue. Et l'utilisation des TIC, à cet égard, ouvre des perspectives prometteuses.
Pour s'être inscrits dans une logique de rupture, certains apports technologiques (le laboratoire de langue par exemple) ont conduit à des résultats très en deçà des attentes et des possibilités réelles offertes par ces outils.
C'est pourquoi il paraît préférable de privilégier une logique d'enrichissement et d'intégration mettant à profit la complémentarité des ressources anciennes et des développements récents sans solution de continuité. Le critère déterminant, en tout état de cause, devant rester l'efficacité jugée à l'aune des résultats obtenus.
Dans cette optique, pour atteindre l'efficacité attendue, il importe que, outre des considérations relatives aux locaux, effectifs, etc. soient réunies un certain nombre de conditions touchant aux espaces et à leurs aménagements. A l'instar de disciplines comme les Sciences de la Vie et de la Terre ou les Sciences Physiques, les langues vivantes doivent pouvoir bénéficier d'un environnement spécifique.
Les équipements mis à disposition des professeurs et de leurs élèves ont pour vocation de donner à entendre et de donner à voir dans de bonnes conditions, tant collectivement qu'individuellement. C'est ainsi qu'il est souhaitable qu'ils puissent disposer de :
- rétroprojecteurs et tableaux de feutre
appareils de reproduction du son (magnétophone ou lecteur de CD) relayés par des HP supplémentaires
- magnétoscopes et moniteurs TV
- ensembles multimédia reliés à Internet et autorisant éventuellement la visio-communication
- laboratoires .
La démarche intégrative décrite plus haut milite en faveur de la mise en place dans chacune des salles consacrées aux langues vivantes d'une gamme d'outils aussi complète que possible. Même si toutes ne disposent pas d'emblée du même degré d'équipement elles deviennent ainsi un lieu à la fois spécialisé et polyvalent, susceptible d'accueillir aussi bien activités
collectives qu'activités individualisées. Pour que ce dispositif soit complet, il importe que les enseignants disposent d'un local comparable au cabinet de physique où ils pourront, individuellement ou collectivement, se familiariser avec les documents audio, vidéo, multimédia et Internet et en préparer l'exploitation pédagogique. Dans le même esprit, les élèves auront accès à des équipements similaires, en libre-service, dans ou à proximité du CDI.

Conclusion
La réflexion actuelle sur les langues vivantes met en relief à la fois leur importance dans la formation des élèves et la spécificité de leur enseignement par rapport à celui des autres disciplines. L'amélioration de l'efficacité de cet enseignement dans nos établissements passe, entre autres, par une prise en compte rationnelle des besoins en équipement de l'ensemble des lieux consacrés aux langues vivantes. C'est ainsi que chaque établissement devrait tendre à créer un secteur
spécialisé consacré aux langues vivantes et constitué d'un complexe de locaux diversifiés aux équipements complémentaires. Ce dispositif doit permettre l'acquisition effective de savoir faire et assurer continuité et cohérence dans les entraînements proposés. Les diverses technologies à notre disposition doivent toutes y trouver leur place et leur intégration doit satisfaire à ces mêmes exigences. de continuité et de cohérence.
A ces conditions, les TIC contribuent sans aucun doute à améliorer l'efficacité de l'enseignement des langues vivantes. On peut en attendre entre autres un accroissement de la motivation, une meilleure authenticité, une ouverture plus grande vers l'extérieur et une individualisation plus satisfaisante de l'apprentissage.
Toutefois, ces objectifs ne peuvent être atteints que par une articulation rigoureuse entre équipements d'une part et formation de l'autre, l'outil ne valant que par l'usage qui en est fait, le projet prenant toujours le pas sur l'objet.
MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE DE LA RECHERCHE ET
DE LA TECHNOLOGIE
septembre 1998
Inspection Générale de l'Education Nationale
Groupe des Langues Vivantes

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