· 5 janvier : dégradation publique du capitaine Dreyfus dans la grande cour de l'école militaire. Il y crie son innocence mais ne convaint pas une foule hurlante massée aux grilles de l'école. Tous les insignes de son grade sont arrachés et son sabre brisé. Léon Daudet qui assiste à l'exécution de la sentence le décrit : "Le voici devant moi, à l'instantanée du passage, l'œil sec, le regard perdu vers le passé, sans doute, puisque l'avenir est mort avec l'honneur. Il n'a plus d'âge. Il n'a plus de nom. Il n'a plus de teint. Il est couleur traître."

. janvier : la rumeur selon laquelle Dreyfus aurait avouer son crime au capitaine Lebrun-Renault commence à circuler. Convoqué à l'Elysée celui ci n'ose pas maintenir sa version . Un démenti est publié.

· 13 avril : Alfred Dreyfus arrive à l'île du Diable, lieu de sa déportation. Les conditions de détention sont dures : une case de 4 mètres sur 4, une lampe y brûle toute la nuit, attirant les insectes, l'insomnie, les maladies. Interdiction lui est faite d'adresser la parole à quiconque.

. Février : Mathieu Dreyfus prend contact avec Bernard Lazare et lui fournit une documentation en vue d'innocenter son frère.

· 1er juillet : le commandant Picquart est nommé à la tête du Service des renseignements.