La frise du Parthénon

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La construction du Parthénon

Après leur victoire sur les Perses à Platées en 479 av. J.-C., les Athéniens revinrent dans leur cité abandonnée et trouvèrent tous les édifices de l'Acropole en ruines.

Périclès voulait rebâtir la cité et en faire un centre artistique et culturel, autant que politique, de la Grèce. Pendant les trente années où il fut au pouvoir, ont été élevés de nombreux édifices comme le Parthénon, les Propylées et beaucoup d'autres.

Le Parthénon qui mesure 69,50 M X 31 M, fut construit entre 447 et 438 par deux architectes, Ictinos et Calicratès. Phidias, chef du chantier, fut chargé de la sculpture : il créa les frontons extérieurs, la statue d'Athéna chryséléphantine et la frise des Panathénées placée à l'intérieur du temple.

En 439 av. J.-C., le Parthénon fut consacré à la déesse Athéna. Il avait fallu quinze ans pour l'achever. C'est un temps remarquablement court, si l'on considère les principes d'architecture mis en oeuvre, dont certains nous sont encore inconnus.

D'après la brochure "Le Parthénon et les Marbres d'Elgin" d'Epaminondas Vranopoulos, publiée par la Société d'Etudes Eubéennes en 1985

Le Parthénon

Photo de Pascal Boyries

Plan du Parthénon (voir les photos de détail)

La frise du Parthénon au British Museum

Photos Erick Bonnet

Le British Museum a sauvé la frise du Parthénon

Parmi les sculptures connues sous le nom de "Marbres d'Elgin", les plus importantes sont la frise et d'autres structures architecturales sauvées par Lord Elgin des ruines du Parthénon, avec l'approbation des autorités compétentes, au début du XIXe siècle. La collection tout entière lui fut rachetée par le gouvernement britannique en 1816 et confiée au British Museum "pour être préservée et gardée dans son ensemble".

In Parthenon Marbles ; www.uk.digiserve.com/mentor/marbles

Les Anglais ont pillé l'Acropole

Thomas Bruce, septième comte d'Elgin, était l'ambassadeur britannique à Constantinople en 1799 et voulait servir les Arts en rendant ses compatriotes plus au fait des antiquités grecques. Il rassembla à  Athènes une équipe de peintres, d'architectes et de spécialistes des moulages.

L'année suivante, le commandant turc en place donna aux artistes l'autorisation de faire des dessins de l'Acropole, mais leur refusa celle de prendre des moulages ou de construire des échafaudages pour observer les sculptures de plus près.

En 1801, Elin obtint un "firman", une autorisation du Sultan, qui lui permettait d'emporter toute sculpture ou toute inscription qui ne tenait pas aux ouvrages défensifs ou aux fortifications de la citadelle.

Le pillage du Parthénon commença immédiatement. Les sculptures furent descendues du temple et transportées par des marins britanniques sur un affut de canon. Le 26 décembre 1801, craignant que les Français ne fassent obstruction à son travail, Elgin ordonna l'embarquement immédiat des sculptures sur le navire "Mentor", amené dans ce but.

Au cours de l'année 1806, une des Caryatides fut emportée, ainsi qu'un coin de l'Erechteion, une partie de la frise du Parthénon, bon nombre d'inscriptions et une centaine de vases.

D'autres se joignirent au pillage et cette incroyable activité, qui ne se limitait pas à l'Acropole mais s'étendait à Athènes toute entière et à une bonne partie de la Grèce, continua pendant plusieurs années. En 1810, Elgin chargea son dernier butin sur le navire de guerre "Hydra".

C'est en janvier 1804, après de nombreuses péripéties que les 65 premières caisses arrivèrent à Londres. Les mauvais traitements que subirent les Marbres étaient inévitables. Ils furent entreposés dans une cabane sale et humide ou sur les terrains de la propriété d'Elgin dans Park Lane, et y demeurèrent plusieurs années, à pourrir dans le climat humide de Londres, tandis qu'il cherchait un acquéreur.

Elgin essaya de vendre les Marbres au gouvernement britannique, mais le prix qu'il en voulait était si élevé qu'on refusa de les lui acheter. Dans une lettre qu'il écrivit en 1815, Elgin admettait que les Marbres se trouvaient toujours dans la cabane à charbon de Burlington House, pourrissant dans une humidité destructrice.

Enfin, en 1816, les Marbres furent vendus au gouvernement britannique et immédiatement transférés de Burlington House au British Museum, où une galerie fut finalement construite pour eux par Sir Joseph Duveen, à ses frais.

D'après la brochure "Le Parthénon et les Marbres d'Elgin" d'Epaminondas Vranopoulos, publiée par la Société d'Etudes Eubéennes en 1985

La frise des Panathénées

Les fragments les plus importants de la frise du Parthénon sont au British Museum à Londres, au musée du Louvre à Paris et au musée de l’Acropole à Athènes. Cette frise représente la procession des Panathénées. Elle a été éxécutée par Phidias et elle illustre le lien étroit entre les habitants de la cité et ses dieux. Conduit par les magistrats s'avance en cortège vers l'assemblée des dieux des cavaliers, des soldats en armes, des jeunes filles portant des offrandes, des vieillards tenant en main des rameaux, des musiciens et les animaux du sacrifice. On sait par des inscriptions et des textes littéraires que, outre les citoyens, participaient à la procession des métèques et des représentants des alliés d’Athènes. La fête des Panathénées était ainsi une occasion d'affirmer la grandeur et l'unité de la cité.

Texte par Erick Bonnet

La frise du Parthénon.

Elle compte 360 personnages, 220 animaux et mesure 160 m. de long sur 1 m. de hauteur.   

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D'après M.-C. Amouretti et F. Ruzé, Le Monde grec antique

L’organisation des Panathénées

Afin que la procession en l'honneur d'Athéna au nom du peuple athénien soit organisée le mieux possible chaque année, et que toutes les mesures nécessaires soient prises par les magistrats responsables pour la fête célébrée en l'honneur de la déesse, le peuple décrète que les magistrats offriront deux sacrifices.

Les magistrats, après avoir acheté les boeufs, une fois la procession faite en l'honneur de la déesse, immoleront tous les boeufs auprès du grand autel d'Athéna, en réservant une des plus belles victimes pour l'autel d'Athéna Nikè (victorieuse) ; qu'après avoir fait ce sacrifice à Athéna Polias (déesse de la cité) et à Athéna Nikè, ils distribueront au peuple athénien dans le quartier du Céramique, les chairs de tous les boeufs en répartissant les portions entre les différents dèmes d'après le nombre de citoyens que chaque dème aura délégués à la procession.

Que les magistrats qui organiseront les Panathénées annuelles célèbrent avec le plus d'éclat possible la veillée nocturne en l'honneur de la déesse ; qu'ils fassent débuter la procession dès l'aube, en punissant d'une amende ceux qui se déroberont à leurs ordres.

Recueil des inscriptions grecques, Il 334, Athènes, années 330.