L'épreuve de Sciences économiques et sociales
de la série ES du baccalauréat général
La présente instruction concerne les épreuves de
sciences économiques et sociales de la série ES du
baccalauréat général. Elle entre en application à
compter de la session 1998 du baccalauréat. A cette date
sont abrogées les définitions d'épreuves de sciences
économiques et sociales publiées au B.O. n° 25 du 23
juin 1994 par note de service n° 94-179 du 14 juin 1994.
- EPREUVE ECRITE
La durée de l'épreuve est de quatre heures,
coefficient 7. Les candidats ayant choisi cette
discipline comme enseignement de spécialité
sont évalués pendant une heure sur le programme
de spécialité, coefficient 2. Pour eux la
durée de l'épreuve est donc portée à cinq
heures.
- Formes de l'épreuve
Deux sujets de nature différente, une
dissertation s'appuyant sur un dossier ou
une question de synthèse étayée par un
travail préparatoire, sont offerts au
choix du candidat. Ils sont déterminés
de manière à ne pas limiter ces choix
à une seule des dimensions du programme,
à un seul des divers champs de savoir
que couvre son enseignement.
- Dissertation s'appuyant sur un
dossier :
Le libellé du sujet invite le
candidat à poser et à traiter,
d'une façon organisée et
réfléchie, un problème
exigeant un effort d'analyse
économique et/ou sociologique.
Pour aider le candidat à asseoir
son travail sur des bases
positives et des références
précises, un dossier est mis à
sa disposition. Ce dossier ne
doit ni borner son horizon (en le
détournant du recours à ses
propres connaissances), ni lui
servir de prétexte à une
paraphrase ou à un commentaire
systématique et détaillé.
Il comporte six documents de
nature différente (textes,
graphiques, tableaux
statistiques, schémas ... ) au
maximum. Chaque texte ne devra
pas dépasser mille trois cents
signes et chaque document
statistique comporter plus de
soixante cinq données
chiffrées.
- Question de synthèse étayée
par un travail préparatoire :
La question de synthèse se
distingue de la dissertation en
ce qu'elle s'appuie sur un
travail préparatoire imposé où
la réflexion est guidée. Le
travail préparatoire et la
réponse à la question de
synthèse constituent deux
parties d'égale importance pour
la notation. Portant sur le même
thème, elles reposent notamment
sur l'étude de trois ou quatre
documents de source différente.
Ces documents répondent aux
mêmes normes que celles
définies pour le dossier de la
dissertation.
Le travail préparatoire consiste
en cinq à sept questions ayant
pour objet :
- de vérifier la connaissance de
notions essentielles et la
maîtrise des outils et des
savoir-faire nécessaires,
(définitions, utilisation de
termes dans un nouveau contexte,
mise en oeuvre de mécanismes,
réalisation de calculs,
graphiques, ... ) ;
- de mesurer la capacité
d'analyse du candidat sur un ou
plusieurs éléments des
documents proposés, en liaison
avec le sujet.
Le libellé du sujet doit inviter
le candidat à effectuer une
démonstration en suivant la
problématique imposée par la
question. Il doit permettre au
candidat :
- de rassembler les informations
issues du travail préparatoire
et de ses connaissances
personnelles ;
- d'argumenter, c'est-à-dire de
mettre en ordre les informations
pertinentes au regard du sujet
proposé ;
- de faire preuve d'esprit
critique ;
- de s'exprimer de façon claire,
correcte, concise (réponse de
l'ordre de trois pages).
- Compétences évaluées
- Dissertation sur documents :
Il est demandé au candidat :
- de répondre à la question
posée explicitement ou
implicitement dans le sujet; - de
construire une argumentation à
partir d'une problématique qu'il
devra élaborer ;
- de mobiliser des connaissances
et des informations pertinentes
pour traiter le sujet, notamment
celles figurant dans le dossier ;
- de rédiger en utilisant le
vocabulaire économique et social
spécifique et approprié à la
question, en organisant le
développement sous la forme d'un
plan cohérent qui ménage
l'équilibre des parties.
Il sera tenu compte, dans la
notation, de la clarté de
l'expression et du soin apporté
à la présentation.
- Question de synthèse :
Cette épreuve comporte deux
parties d'égale importance pour
la notation.
Il est demandé au candidat :
1 - de conduire le travail
préparatoire qui fournit des
éléments devant être utilisés
dans la synthèse ;
2 - de répondre à la question
de synthèse :
- par une argumentation assortie
d'une réflexion critique,
répondant à la problématique
donnée dans l'intitulé ;
- en faisant appel à des
connaissances personnelles ;
- en composant une introduction,
un développement, une conclusion
pour une longueur de l'ordre de
trois pages.
Il sera tenu compte, dans la
notation de la clarté de
l'expression et du soin apporté
à la présentation.
La définition des
"compétences
évaluées" figurera en
introduction de chacun des sujets
distribués aux candidats.
- ENSEIGNEMENT DE SPECIALITE
Les candidats ayant suivi l'enseignement de
spécialité disposent d'une heure pour traiter,
au choix, l'un des deux sujets portant sur le
programme de spécialité.
Chaque sujet prend appui sur un ou deux documents
et comporte deux ou trois questions.
Dans le cas où le sujet ne comporte qu'un seul
document, il s'agit obligatoirement d'un extrait
de texte (deux nulle six cents signes au maximum)
de l'un des auteurs référencés dans le
programme de l'enseignement de spécialité.
Dans le cas où le sujet comporte deux documents,
le premier document est un extrait court de texte
(nulle trois cents signes au maximum) de l'un des
auteurs référencés dans le programme de
l'enseignement de spécialité ; le second est un
document plus contemporain (texte, graphique,
tableau statistique, schéma... ) s'inscrivant
dans le prolongement ou en opposition avec la
problématique développée dans l'extrait du
texte d'auteur. Ce second document comprendra au
maximum huit cents signes s'il s'agit d'un texte
et vingt-cinq données chiffrées s'il s'agit
d'un tableau statistique.
- CONSIGNES AUX CONCEPTEURS DE SUJETS
- Epreuve obligatoire :
Pour les deux types de sujets, les
concepteurs devront proposer un barème
indicatif de correction qui constituera
une première base de travail pour la
commission académique d'harmonisation.
- Dissertation s'appuyant sur un dossier
:
Le libellé du sujet ne consiste pas en
une question de cours.
Bien qu'il soit parfois souhaitable de
préciser le cadre spatio-temporel, ce
libellé doit éviter d'induire une
description ou une reconstitution
chronologique. Il doit également éviter
une réflexion purement prospective et ne
pas porter sur la seule actualité qui ne
fournit pas le recul suffisant pour
guider la réflexion.
Le dossier doit permettre au candidat
d'utiliser des informations pertinentes,
notamment en se montrant capable de
combiner et d'exploiter les données
qu'il contient (par le calcul, la
représentation graphique, la mise en
évidence d'une force, la construction
d'un schéma ... ) pour mieux étayer son
raisonnement. En ce qui concerne les
sujets à dominante sociologique, on peut
admettre comme documents de nature
différente des résultats d'entretiens
ou de sondages, ou encore des comptes
rendus de monographies...
Les documents n'ont pas à rappeler la
signification des notions de base qui
figurent dans le libellé du programme et
dans la seconde troisième colonne, mais
les notions n'y figurant pas pourront
être explicitées par une note.
Ces documents doivent apporter des
informations, principalement factuelles,
plutôt que suggérer des
interprétations toutes faites : on
privilégiera, dans la mesure du
possible, les textes des auteurs
eux-mêmes et les sources statistiques en
provenance des organismes de collecte et
de traitement des données reconnus
(INSEE, INED, OCDE, Banque mondiale, FMI
... ).
- Question de synthèse étayée par un
travail préparatoire :
La constitution du dossier documentaire
respectera les règles énoncées
précédemment.
Les questions du travail préparatoire
porteront pour une part sur les
connaissances, outils et savoir-faire
élémentaires ; elles devront également
amener progressivement le candidat à
préparer sa réponse à la question de
synthèse.
- Enseignement de spécialité :
Les questions accompagnant le ou les
documents permettront de vérifier
certaines des capacités suivantes :
- identifier le problème évoqué par
l'extrait du texte d'auteur et mettre en
évidence son intérêt, - mettre en
évidence l'argumentation développée
par l'auteur (par exemple, réalisation
d'un schéma d'implication logique) ;
- montrer en quoi la pensée de l'auteur
peut apporter un éclairage pour
l'analyse d'un problème économique et
social contemporain ;
- expliquer certains passages de
l'extrait du texte d'auteur en les
mettant éventuellement en relation avec
des connaissances personnelles ;
- confronter la thèse développée par
l'auteur à une thèse opposée ou à des
données empiriques.
- EPREUVE ORALE DE CONTROLE
Durée : 20 minutes.
Temps de préparation: 30 minutes.
Le candidat a le choix entre deux sujets
portant sur des thèmes différents du programme.
Ces sujets prennent appui sur deux documents
courts, simples, et de nature différente (texte
de mille trois cents signes au maximum ;
documents statistiques : soixante cinq données
chiffrées au maximum). Pour les candidats ayant
suivi l'enseignement de spécialité l'un de ces
documents portera obligatoirement sur les auteurs
du programme.
Ils comportent également deux ou trois questions
simples permettant de vérifier la connaissance
par le candidat des notions de base figurant dans
le libellé du programme y compris les notions
essentielles et complémentaires, ainsi que la
maîtrise des outils et savoir-faire
nécessaires.
Pour le ministre de l'éducation nationale, de la
recherche et de la technologie et par délégation, Le
directeur des lycées et collèges Alain BOISSINOT
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